La dépendance au tabac n'est pas une seule addiction.Elle en cache une dizaine, à traiter séparément.
C'est pour cette raison que la volonté, les substituts nicotiniques et les applications de suivi échouent : elles traitent la dépendance comme un bloc. Évaluation en 13 questions.
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Constat clinique
La dépendance au tabac cacheune dizaine de conditionnements distincts.
Le café du matin fonctionne comme un rituel. La pause de 15h, comme une autorisation. Le verre du vendredi, comme une interaction sociale. Le trajet en voiture, comme un automatisme. Ces conditionnements activent le même geste, mais reposent sur des mécanismes différents et se traitent séparément.
La majorité des tentatives d'arrêt supprime la nicotine sans intervenir sur les conditionnements. Le stress persiste. La pause persiste. La situation sociale persiste. On a supprimé la réponse et laissé intactes toutes les demandes qu'elle recouvrait.
Sous pression, l'un de ces conditionnements se réactive. Aucune réponse alternative n'a été préparée. Le sujet rechute et attribue l'échec à un déficit de volonté. Le diagnostic est erroné : il ne s'agit pas d'un trait de caractère, mais d'un protocole incomplet.
Protocole
Déclencheur → Réponse.
Étape 1 · Vous fumez normalement.
Pendant les jours de préparation, vous ne changez rien à vos habitudes. Vous apprenez d'abord à cartographier chaque cigarette que vous allumez.
Étape 2 · Une réponse par situation.
Pour chaque déclencheur identifié chez vous, un remplaçant précis :
- Le café du matin → on garde le café, on retire le geste qui l'accompagne.
- La pause au travail → on garde la pause, on remplace ce qu'on y faisait.
C'est l'étape que ni la volonté, ni les patchs, ni un compteur ne fournissent.
L'évaluation identifie vos déclencheurs individuels et le degré de dépendance associé.
« Un paquet par jour depuis 22 ans. 4 mois sans une seule cigarette. » Nathalie, 47 ans
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